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Les Joyeux Dragons brisent la glace au festival Les Jean

A l'affiche pour la deuxième fois de la sympathique manifestation musicale du quartier de l'Auge, qui a vécu ce week-end sa 6e édition, le quatuor vocal a ravi samedi en début d'après-midi les convives venus l'écouter au Café du Soleil Blanc, dans des effluves de fondue qui collaient particulièrement bien à l'ambiance. Les Joyeux Dragons ont chanté avec talent et humour les louanges du HC Fribourg-Gottéron devant un public conquis d'avance. «Un soir à la patinoire, un supporter à son voisin: «Dis-voir, et si on chantait des chants de Gottéron à quatre voix?» Ou comment passer, diapason en main et mélodies en tête, de Saint-Michel à Saint-Léonard, de Michel Ducret à Christian Dubé, des triolets de Schubert aux triplés de Sprunger.» Tel est le début de l’histoire des Joyeux Dragons à lire sur le site du festival Les Jean. L’une des chevilles ouvrières de cet événement musical qui vivait ce week-end sa 6e édition et qui se veut résolument «petit et robuste» – si Jean croit ses organisateurs –, Jean-Marie Pellaux l’a relevé lors de sa présentation du petit ensemble vocal: «Le retour de votre quatuor était attendu. Il y a même un supporter de Lugano qui nous a aidés à mettre en place les tables pour ce concert...»

Jean-Marie Pellaux (tout à gauche), l'une des chevilles ouvrières du festival Les Jean, en Basse-Ville, lors de sa présentation des Joyeux Dragons, samedi, au Café du Soleil Blanc. Pour son grand retour en l'Auge, le quatuor vocal a séduit son public.

«Pour l'eau, pour le hockey, pour le malt, pour la déconne et pour le houblon. Après trois ans de silence presque total, les Joyeux Dragons reviennent, toujours disposés dans leur bien connu 1-1-1-1 avec la seconde basse Bruno Galliker, le baryton-basse Alain Pochon, le second ténor Samuel Studer et le premier ténor Mériadec Limat», annonçait la sympathique manifestation de la Basse-Ville en dévoilant le grand retour du quatuor samedi à 14h00 au Café du Soleil Blanc, tenu depuis 2017 par Inès Haymoz. Ancienne serveuse du lieu, il y a plus de 30 ans, la tenancière assure avec son équipe une «ambiance familiale et chaleureuse dans cette véritable institution de la vieille-ville».

Le mythique «chololo» repris en chœur et avec le cœur Les spectateurs amassés samedi après-midi pour ce petit concert «au chapeau», dans le bistrot traditionnel de la rue de la Samaritaine dont la vie est notamment rythmée par les fêtes de quartier, n’auront pas regretté le moment passé avec quatre chanteurs pleins de talent, d’humour aussi. Et même un peu de mauvaise foi parfois, par exemple lorsqu’ils ont regretté que les Aigles aient remporté deux jours auparavant le dernier championnat suisse de hockey sur glace face à Bienne. Selon les Joyeux Dragons, les statistiques le démontrent: «Genève est en effet en France!» Une affirmation que n’a bien sûr pas tenu à contredire un public conquis d'avance.

Pour les paroles, rien de sorcier. Le fameux «chololo» est donc d’emblée repris en chœur – et avec cœur aussi – par l’assistance. Tout comme d’autres rengaines, notamment dédiées au SCB voisin. Selon Christiane, une des figures bien connues de la cité des Zaehringen, il est juste dommage qu’on n’ait pas entendu certaines vieilles chansons des supporters des Dragons, comme celle dédicacée pour les arbitres. Mais la plupart des «vieux classiques» ont tout de même été passés en revue. Des chants à la gloire de Slava, Andreï ou Juju Pendant près de trois quarts d’heure, les Joyeux Dragons ont agréablement déridé les spectateurs du Soleil Blanc. Les odes à Slava Bykov, «super star de Gottéron», mais aussi à son fils, «petit tsar du club», ont été vivement applaudies. L’hommage à Juju Sprunger aussi. «L’enfant prodige de Gottéron a fait ses débuts en 2002-2003», ont rappelé les Joyeux Dragons avant d’entonner un chant à sa gloire. «Allez Fribourg, allez allez, rien ne nous empêchera de supporter les Fribourgeois», ont-ils encore interprété à quatre voix, avec un punch incroyable, mais aussi «Si t’es fier d’être Fribourgeois, tape dans tes mains» ou «Difficile d’être un ourson». Seul bémol relevé par les quatre chanteurs du cru: «A chaque reprise de saison, on nous dit que c’est l’année du titre… et c’est les Genevois qui gagnent le championnat. Difficile quand même à encaisser!»

Pas de quoi faire perdre pour autant son légendaire humour au quatuor: «Si tu n’aimes pas les Genevois, chante avec moi», a-t-il lancé au public. Inutile de vous dire qu’il a été repris d’une seule voix. Comme tout bon match qui se respecte, le concert s’est terminé par une dernière chanson, une dernière chope aussi évidemment, avec l’incontournable Ranz des vaches. Lyoba, lyoba… et allez Gottéron! Merci encore aux Joyeux Dragons pour leur bonne humeur communicative.

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