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Le TCS Fribourg juge «discriminatoire» la politique de mobilité de la Ville

Dernière mise à jour : 14 avr. 2023

VU AILLEURS Président du TCS Fribourg, Eric Collomb ne mâche pas ses mots: «Fribourg ennuie les automobilistes, sans parvenir pour autant à désengorger la ville.» Dans une interview publiée sur le site de la section cantonale, il critique le «dogmatisme» des autorités communales et rappelle le récent sondage, réalisé par l’institut GFS, qui donne un message clair: «61% des Fribourgeoises et Fribourgeois s’opposent à davantage de tronçons limités à 30 km/h en ville».

Eric Collomb est à la fois président du TCS Fribourg et député

Pour rappel, en 2001, le peuple et les cantons suisses se sont exprimés contre la généralisation des zones 30 km/h en localité: 79,7% de la population y étaient opposés. Dans le canton, de Fribourg, le score était encore plus net avec 87% de non. Un sondage mené fin 2021 en Suisse par l’institut LINK montrait que cet avis n’avait pas changé et que 84% de la population restaient attachés au régime de vitesse différencié actuellement en vigueur dans les localités. Même les citadins s’opposent au 30 km/h généralisé Plus récemment, le sondage réalisé sur mandat du TCS Fribourg relève que 61% des Fribourgeoises et Fribourgeois s’opposent à la généralisation du 30 km/h en ville de Fribourg. «Qu’ils résident en grande agglomération (51%), petite ou moyenne agglomération (59%), ou à la campagne (64%), les habitants du canton refusent majoritairement ce projet de la capitale», détaille Eric Collomb, président du TCS Fribourg. «La solution alternative d’introduire cette limitation uniquement la nuit ne trouve pas non plus de majorité puisqu’environ 58% de la population rejettent cette idée, contre 37% qui la soutiennent.»

«Nous avons été surpris de constater que même les citadins s’opposent à la généralisation du 30 km/h en ville, poursuit Eric Collomb. En revanche, nous n’avons pas été étonnés de constater qu’une écrasante majorité de 90 % ne souhaite pas que les routes principales des traversés de localités passent en zone 30 km/h, alors que 72% des personnes interrogées sont d’accord avec une réduction de la vitesse à 30 km/h dans les quartiers résidentiels.» Vous retrouverez leurs arguments sur le site du TCS Fribourg.

Le TCS estime que la volonté de généraliser les zones 30 km/h est une attaque contre les automobilistes, avec l’objectif de les dégoûter de rouler. «Nous avons d’ailleurs lancé ce sondage dans le canton pour nous assurer que le discours de notre club était en adéquation avec les souhaits de la population», précise Eric Collomb. Les résultats ont rassuré le président du TCS Fribourg qui déplore le dogmatisme des autorités communales en la matière. «Nous avons voulu entrer en matière pour une mesure intermédiaire avec la mise en zone 30 km/h seulement la nuit, explique-t-il. Mais la Ville ne s’est pas intéressée à cette proposition. Elle a choisi une solution de facilité qui s’inscrit dans une politique globale anti-voiture et c’est pour cette raison que nous avons décidé de réagir.»


Aux yeux du président du TCS Fribourg, le centre cantonal n’appartient pas qu’aux habitants de Fribourg. «Beaucoup de citoyens du canton doivent y accéder et ils doivent aussi bénéficier de conditions-cadres acceptables, insiste-t-il. Avant de bloquer l’accès en voiture au centre-ville, il faut d’abord développer les alternatives. Pour moi, la solution passe ainsi par des plans de mobilité obligatoires pour les entreprises. Je crois malheureusement qu’on n’arrivera pas à désengorger le centre-ville sans contrainte. Et ça me fait mal de devoir le constater alors que je suis libéral.» Une motion au Grand Conseil veut empêcher le 30 km/h généralisé

Collègues députés d’Eric Collomb, Jean-Daniel Chardonnens et François Genoud ont déposé en novembre 2022 une motion intitulée «Pour une limitation de vitesse de 50 km/h minimum garantie sur les routes cantonales». Si cette motion est avalisée par le Grand Conseil fribourgeois, le TCS Fribourg n’ira pas plus loin. «Mais si elle ne passe pas, nous lancerons une initiative pour donner la possibilité aux citoyens du canton de se prononcer dans les urnes», prévient-il.


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